Réveil à 7 h. Aujourd'hui, départ pour Essaouira. Le bus est à 9h30 à la gare routière. Nous faisons nos sacs, une brève toilette et quittons l'hôtel. A part la première nuit, je me sentais bien ici. Direction notre restaurant du matin, à quelques pas, mais celui-ci vient d'ouvrir et il n'y a rien de prêt. Alors nous continuons vers la place. Le premier café à l'entrée est ouvert. Petit déj copieux, puis direction la gare routière avec nos sacs. Nous arrivons en avance et nous asseyons sur un muret en observant la place et les remparts. A 9h, nous nous rendons au bureau où nous avions réservés. Les types valident nos billets et nous indiquent le quai n°8. Arrivé sur les quais, le 8 est vide mais il y a une vague agitation autour d'un bus à quelques mètres, et des types braillent "swira, swira". ça doit être ça ! Deux types un peu speed mettent les gros sacs dans la soute. L'un d'eux nous réclame 10 Dh chacun pour ce service. Je comptais en donner 5 alors je discute, mais pas moyen de baisser. Hop ! Nous voilà délestés de 20 Dh. Nous nous installons dans le bus qui n'en est pas à son premier voyage : Pare brise fendu, sièges défoncés... C'est parti pour 3 h de route. Le bus s'arrête deux ou trois fois en sortant de la ville pour prendre d'autres passagers puis il filera en s'arrêtant seulement dans deux villages sur le parcours. A chaque fois les deux types des bagages descendent et braillent. Les paysages que nous traversons sont assez désertiques.Quelques cultures d'orangers ou d'oliviers par ci par là, mais surtout de vastes étendues arides où nous apercvons de temps à autre un troupeau de moutons, quelques dromadaires, et des chèvres perchées dans les arganiers. Arrivée au bout de 3 heures à la gare routière d'Essaouira. A la porte du bus, 4 ou 5 gars nous sautent dessus pour nous emmener dans un ryad, nous louer une chambre, etc... Nous prenons nos bagages dans la soute et l'un d'eux ne nous lachera plus pendant les 400 mêtres qui séparent la gare de la médina. Quand il comprend enfin qu'on ne le suivra pas, il est dégoutté et repart en sens inverse. Arrivé dans la médina, il faut encore trouver l'hôtel que nous avions repéré dans le guide. L'avantage au Maroc c'est que les rues sont indiquées...des fois. Tenaces et courageux, nous trouvons enfin. L'entrée se trouve dans une rue couverte et il y a pleins de tableaux aux murs. En avançant, nous trouvons les propriétaires des lieux. L'intérieur est de très bon goût et très artistique. Le jeune homme qui nous reçoit parle posément et à l'air très gentil. Nous demandons s'il y a une chambre de libre avec fenêtre, pour éviter l'aventure du premier soir. Il nous explique que la chambre double n'a pas d'ouverture, mais qu'il y a une autre chambre pour 4 avec fenêtre. Nous demandons à voir les chambres. La double est spacieuse et joilment décorée. L'autre contient deux grands lits. Il y a une fenêtre mais c'est plus cher et bien trop grand pour nous. Nous prendrons la double à 150 Dh (c'est déjà un peu cher). Nous posons nos sacs et le jeune homme nous invite à remplir les formulaires, puis nous fait monter sur la terrasse. C'est magnifique. On a vue sur tout Essaouira et la mer. Il nous explique les différentes choses à faire et à voir en ville à l'aide d'un plan, nous donne quelques combines pour manger moins cher. Nous redescendons à notre chambre, déballons nos quelques affaires et nous préparons à sortir manger un morceau. Nous trouverons un boui-boui qui fait des petites entrées crudités et une assiette de fritures de poissons, crevettes, calamars. On en a plein les doigts et on se pique avec les arètes, mais c'est très bon et copieux. Juste avant, nous avions acheté 2 oranges que nous décidons d'aller manger sur le port. C'est en regardant les goélands tourner autour des pêcheurs qui vident leurs poissons que nous les dégustons. Pour ma part, je n'ai jamais mangé d'orange aussi bonne. Des cormorans pêchent devant nous. Nous continuons ensuite au bout de la jetée pour nous asseoir un moment. Puis nous revenons sur nos pas et, devant les bateaux de pêche, un monsieur nous propose de jeter notre sac de pelures d'oranges que nous promenons depuis toute à l'heure, puis se met à discuter avec nous. Il nous explique qu'il est pêcheur. Son bateau est en réparation et il ne prendra la mer que la semaine prochaine. La conversation est très sympa. Nous lui donnons 20 Dh pour qu'il s'achète ses cigarettes et retournons vers la médina à la recherche d'un endroit pour boire unthé. Au bout d'une rue à touristes, nous continuons par les ruelles où nous ne croisons que des Marocains. Nous arrivons dans l'envers du décor. Derrière les rues touristiques, c'est la misère. Les immeubles sont effondrés, les enfants jouent dans les recoins. Nous avançons et dans une ruelle, Séverine repère un boui-boui puissance 12 pour boirs un thé. Le patron nous accueille avec le sourire. L'endroit est minuscule, nous nous asseyons parmi les quelques Marocains présents. Le patron nous sert la théière avec 3 verres. Comme nous sommes à côté de lui, nous lui proposons un verre mais il décline. Je prends mon carnet pour écrire et mon voisin de droite me demande si c'est mon emploi du temps. Je lui réponds que j'écris mon journal de voyage. Puis nous discutons de diverses choses, de la pêche, de l'absinthe. Il m'explique qu'ils en boivent surtout l'hiver, mais un verre par jour ! L'été c'est le thé à la menthe. Lui, il pêche le congre sur l'ile en face. Pendant que nous discutions, un jeune a rapporté des étrilles. Il m'explique un truc où il est question de boîte pour enfermer les langoustes, mais je n'ai pas tout saisi. Nous quittons l'endroit avec le sourire et ils nous le rendent bien. Nous continuons dans les ruelles. Nous croisons des tisserands, un boulanger dans ses fours, des enfants qui nous réclament de l'argent pendant que nous photographions une porte. Il veut voir la photo et ça le fait bien rire. J'imagine que pour lui ça n'a aucun intérêt. Plus loin, une petite fille avec sa maman nous fait des sourires et nous dit bonjour. La communication à Essaouira est bien plus cool qu'à Marrakech. Nous retombons ensuite sur une artère très fréquentée. Nous flânons jusqu'à atterir prêt de l'hôtel. Pose.
Après une bonne douche chaude entre la balayette des toilettes et le lavabo, nous allons en ville chercher quelque chose à manger, de préférence une soupe. Un peu par hasard, nous trouvons au fond d'une ruelle, un marchand de pain et un marchand de soupe. Nous achetons un pain et demandons deux soupes au marchand qui nous fait asseoir sur deux tabourets le long du mur. Il nous sert deux grands bols avec une cuillère en bois. Nous nous régalons. Séverine a une envie de pâtisseries que nous trouvons très vite. Il ne manque plus que le thé à la menthe. Nous rentrons à l'hôtel voir s'ils en font. Arrivés à l'hôtel, un des gérants joue de la musique. Nous nous installons dans le patio et écoutons en grignotant nos pâtisseries. C'est l'extase. Puis le jeune homme s'arrête de jouer et vient discuter avec nous. Il nous offre une théière complète rien que pour nous et retourne jouer. C'est trop cool. Nous allons nous coucher vers 21h30.
Commentaires sur cet article anSia Très joli récit, j'espère donc une suite?
Je pars moi même au Maroc en septembre, version sac à dos, donc pourrais tu mettre qq adresses, par exemple l'hotel d'Essaouira, et même celui de Marrakech, avec les tarifs, car je sais pas trop à quoi m'attendre.
De plus quel guide as tu pris ?
Des questions existencielles sommes tte. J'espere vraiment lire bientot la suite de ton voyage.